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Se loger à Kyoto

T’es encore là ? bon alors je continue. J’ai pas encore parlé de l’hébergement à Kyoto, pourtant à chaque fois j’ai vécu des expériences extras. Du coup, à contrecœur je me résous à partager mes supers adresses, mais attention vas pas les filer à tous tes copains hein !

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Lors de mon premier séjour, je suis restée à la guesthouse Taiko-Ya.
Pour te situer, elle est pas très loin du musée du manga, tu vois ? C’était une maison traditionnelle avec juste trois chambres et un dortoir donc c’est assez petit. Tu peux faire à manger sur place et manger avec les autres voyageurs dans la salle commune qui donne sur le petit jardin japonais (beauté !). Mais surtout, tu peux te prendre un BAIN le soir dans la super baignoire en bois, avec vue sur ton propre jardin zen et tout. Au chapitre des expériences cools après une journée de marche, tu m’en diras des nouvelles.

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Lors de mon deuxième séjour, je suis restée à l’auberge LEN.
Elle est sur Karamachi dori, à 10 minutes en bus de la gare. C’est une nouvelle auberge, qui a ouvert après le succès de sa grande sœur tokyoïte Nui (voir article dédié ici) et qui reprend les mêmes recettes. Je vois deux atouts majeurs à LEN : Premièrement, le fait que tout soit beau. Le décor de l’auberge, du bar du RDC et même des toilettes est magnifique, chaque pièce de mobilier est à tomber par terre et on est au paradis du vintage industriel à la japonaise.

Deuxièmement, le bar du rez-de-chaussée n’est pas le bar de l’auberge ! Mais un bar hype, rendez-vous à succès de la jeunesse kyotoïte. A toi les rencontres, les conversations compliquées par l’alcool et les barrières de la langue ! Je caricature un peu mais en tous cas, de mon expérience, tous les gens sont cools, spécialement l’équipe qui est jeune est sympa… coup de cœur absolu !

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Marché de Nishiki

Au cœur du quartier commerçant de Kyoto se trouve le Nishiki market. C’est une grande halle de marché couverte avec plein d’étals de nourriture, de pâtisseries, et de pleins d’autres trucs qu’on sait pas trop ce que c’est.

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Il faut absolument y passer pendant ton séjour à Kyoto. C’est l’occasion ou jamais d’être téméraire et de découvrir de nouvelles saveurs alors tu prends ton courage à deux mains et tu goûtes à TOUT.
C’est là que j’ai mangé mes premières boulettes de poulpe (takoyaki) après avoir été hypnotisée par l’agilité du cuisinier. Je me suis bardé le ventre de beignets frits, de patisseries douces sur la langue.
A un moment j’ai même failli me chauffer pour manger un mini-poulpe fourré à l’œuf sur un pique à brochette mais ho, je suis pas folle non plus hein. Du coup je les ai juste pris en photo parce qu’ils étaient mignons.

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Le marché est ouvert tous les jours de 10h à 18h, enfile ton plus grand courage et vas-y !

Takayama

Nous n’avons passé qu’une demi-journée à Takayama et je m’en mords les doigts. C’est le genre d’endroit où tu aimerais vivre « à la locale » pendant un peu plus de temps. Le genre d’endroit où tu te verrais bien entrer dans un café et appeler le patron par son prénom, ou flâner toute l’après-midi au bord de la rivière. Mais non. On s’y est pris comme des manches, qu’est ce que tu veux…

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On m’a dit que Takayama était surnommée « la petite Kyoto » et je peux comprendre pourquoi. La ville est de taille assez modeste et la grande majorité de ses bâtiments sont en bois. Normal, c’était un fief de charpentiers (et de marchands de saké mais ça n’a rien à voir). Du coup, les rues sont bordées de petites maisons toutes en bois et papier de riz. Elles sont vraiment belles, précieuses même ! Sur les pas de porte, les japonais sortent leurs plus belles plantes en pot, des fougères, des petits eucalyptus… Parfois, un bassin en pierre accueille des plantes d’eau et des poissons. Le seuil et le trottoir sont des extensions de l’espace domestique et chacun s’efforce de le rendre le plus agréable possible.

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On a passé une belle matinée à se balader dans les petites rues, le long des ruisseaux, dans les temples et les parcs. A certains moments, t’as vraiment l’impression d’avoir remonté le temps et tu t’attends presque à voir surgir geishas et samouraïs du Japon féodal (enfin bon, je veux pas piétiner ta rêverie naissante, mais c’est quand même souvent des touristes coréens avec leurs perche à selfie qui surgissent, pas des samouraïs). Oui, parce que Takayama est un peu touristique mais qu’importe, ça ne gâche étonnamment rien. Je n’ai pas vraiment d’itinéraire à proposer, je conseillerais simplement de se perdre dans les rue (pas de panique ! il n’y en a vraiment pas beaucoup !). Ah et aussi, le matin, les villageois alentours viennent vendre leurs produits au marché de Takayama le long de la rivière ! C’est sympa de s’y promener.

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Takayama est un endroit super pour y passer quelques jours et rayonner dans les Alpes Japonaises environnantes. Le parc national de Kamikochi est à distance raisonnable et une journée suffit largement à en découvrir l’essentiel. Le village voisin de Hida Folk mérite aussi vraiment le détour, il montre à quoi ressemblait un village traditionnel japonais à l’ère Edo (1600-1868), mieux que dans tes meilleurs films de samouraïs avec Tom Cruise !

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Deux petites adresses croquignollettes pour quand t’en auras marre de marcher :

– Coffee Don : Le café le plus vieux de Takayama (1951). Décor charmant tout en bois. Tout ce dont tu pouvais rêver pour t’offrir le meilleur petit déjeuner du monde (ou d’autres repas hein, je veux pas te commander !). Tu t’assois au comptoir et regarde Wada Yasunao (c’est son nom) s’affairer avec femme et enfants pour apaiser ta faim et étancher ta soif. Ils sont tous très sympas, on a même réussi à se faire des blagues l’un l’autre en parlant pas la même langue alors c’est pour dire. C’est un endroit prisé à la fois par les visiteurs et les locaux, donc agréable.

– Sœur : Juste en face du Coffee Don se trouve un autre café mais pas du tout dans le même style. Chez Sœur les lignes sont épurées et contemporaines. C’est l’endroit idéal pour s’arrêter à l’heure du thé, la salle est baignée de lumière et a une vue vertigineuse sur la rivière. Jus de fruits frais, pâtisseries et petits sandwichs sont au menu !

Les onsens au Japon

Les onsens, véritables institutions au Japon désignent tout l’univers du bain dans les sources chaudes naturelles qui jonchent le Japon. Ca caractérise à la fois la source en elle-même, le cérémoniel, et l’hôtel ou la ville qui les accueille. Les eaux sont riches en minéraux divers et réputées pour le soin des maladies chroniques genre rhumatismes, problème gastro-intestinaux ou respiratoires.
Du coup il est fréquent de partager les bassins avec des vieux/vieilles japonaises mais pas que. C’est un loisir très prisé par les japonais, entre amis ou en famille.
Il y a près de 2000 onsens au Japon, alors t’as de quoi faire.

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Comment ne pas passer pour un rustre dans une onsen ?
Voilà bien la question à dix mille euros.

Déjà, il faudra se faire à l’idée qu’on laisse la pudeur au vestiaire : arrête de faire ta chochotte, ici c’est tout le monde à poil. Du coup dans les vestiaires, tu laisses tout. Tout, sauf une petite serviette (fournie par l’établissement) qui te permet de voiler pudiquement ta nudité quand tu rentres dans la zone onsen.

Le passage obligatoire avant tout vautrage dans l’eau sacrée est la case « lavage » (oups, j’ai failli écrire « la case lavement », ca t’aurais bien fait flipper hein ?) donc direction les douchettes. Souvent, elles sont toutes alignées le long du mur et on s’assoit sur un petit tabouret en plastique pour se laver. En fait c’est un peu comme au hammam, quoi. On se lave à grande eau, savon et shampooing, et on se rince. Attention hein, on se rince bien, on n’a pas envie de souiller l’eau des bains !

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Un fois que t’es propre comme un sou neuf tu peux, en tout décontraction, te diriger vers les bassins des onsens à proprement parler. Et c’est là que t’étreint cette angoisse : « Bon Sang, mais qu’est-ce que je fous de ma petite serviette ?! »
Alors pour la petite serviette, t’as deux écoles. Soit tu la laisses sur le bord du bassin dans un endroit à peu près sec, soit tu la mets sur ta tête. YOLO. Tu vas sans doute te sentir un peu bête mais je t’assure, même dans « Mémoires d’une Geisha » ils le font. Le seul truc à se rappeler c’est qu’il ne faut pas que la petite serviette rentre en contact avec l’eau du bain (c’est compliqué, hein ?)

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Une fois que t’es dans le bassin
, tu peux papoter avec tes copines/copains, te relaxer, aller de bassin en bassin, t’asseoir sur une pierre ou que sais-je ! Toutes les facéties te sont permises. Quand tu voudras sortir, pas de problème ! C’est le moment de dégainer ta petite serviette pour te voiler pudiquement, puis pour te sécher sommairement avant de rentrer dans les vestiaires.
Là, tu te rhabilles et puis tu te fais belle/beau, la plupart des onsens mettent à disposition tout le nécessaire pour.

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Il y a toujours une petite problématique par rapport aux tatouages, car leurs propriétaires sont souvent refoulés aux portes des onsens. Au Japon, les tatouages sont systématiquement assimilés aux Yakuzas, et les onsens refusent l’admission à tous les gens tatoués. Oui, même si c’est un papillon sur l’omoplate ou un signe chinois qui veut dire « paix » sur l’épaule. Entre nous, si tu t’es fait ça, c’est vraiment tout ce que tu mérites de toutes façons !
On peut tenter de camoufler les petits tatouages avec des pansements waterproof mais mieux vaut quand même demander avant, parce que là-bas ça rigole pas.

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Kinosaki Onsen

L’une des expériences à côté desquelles il ne faut pas passer au Japon (il y en a beaucoup) est l’expérimentation des onsens. Les onsens sont des sources chaudes naturelles, directement issues des tréfonds de la croûte terrestre (Japon > pays volcanique, fallait bien que tout ce danger serve à quelquechose, hé !), mais ça tu le sais déjà puisque tu as déjà lu mon post dédié.

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La petite ville de Kinosaki est une ville balnéaire entièrement dédiée aux onsens.
Joie dans ton cœur et palpitations dans ton yukata (non mais vraiment, t’aurais vraiment dû lire mon post dédié hein, je vais pas tout répéter).

Nous y avons passé une journée entière et une nuit, et cela nous a permis de bien en profiter. Et vas-y que je me vautre dans une eau à 40 degrés, et vas-y que je me balade à poil sur les rochers… un délice !
Grosso modo, la ville est constituée d’un canal formant rue principale, autour duquel s’étagent des petits restos et des bains publics.
Vu que le bord de mer n’est pas très loin (un peu loin quand même hein, essaie pas d’y aller à pied !), forcément dans les restaurants, c’est l’orgie de fruits de mer. Nous, on y était au début de l’automne et le temps y était très doux… Mais j’ai vu des photos de Kinosaki en hiver, ca a l’air franchement foufou aussi.

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On s’était payé un hôtel de malade mental, le Kinosaki Onsen Nishimuraya Hotel Shogetsutei (allez, maintenant dis-le trois fois très vite !) et cela confirme que les japonais savent vraiment très bien recevoir.

Déjà, dès l’arrivée on te donne des chaussettes à doigts de pied, ce qui te permet de déambuler avec style dans les couloirs et lobbys de l’hôtel. Tu peux tenter un méga combo en portant aussi ton yukata et tes claquettes en bois, gracieusement fournies par la réception. L’hôtel a des sources chaudes privées (ouais ouais) et personnellement ca a été ma meilleure expérience de onsens jusqu’à maintenant. A partir de 22h, les bains étaient totalement déserts et je les avais pour moi toute seule. J’ai barboté, barboté et rebarboté jusqu’à épuisement. Et oui, les minéraux, ca creuse… faut pas croire, c’est physique de rien faire.

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Par contre, c’était vraiment trop bien. Imagine-toi, nu comme un ver, les fesses posées sur une pierre polie dans un bassin d’eau claire à 45°C. Devant toi y’a la forêt, une cascade qui dévale la montagne et qui vient se déverser dans ton bassin. Il y a le chant des oiseaux, il n’y pas un bruit d’humains. Le vent souffle doucement mais ca fait du bien, t’as tellement chaud dans cette eau volcanique ! Tu fais des petits mouvements avec les bras, histoire de te faire des sensations avec le déplacement de l’eau. Un regard à gauche, un regard à droite, personne. Rien ne bouge à part l’eau de la cascade qui dévale encore la montagne et qui te remplit les oreilles.

Je n’ai pas de photos parce que c’est le genre de moments que je préfère vivre plutôt de documenter, mais je te mets les photos du site et ce sera tout aussi bien !

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Le lendemain, après un bon petit déjeuner continental de champion, on redescend le long du canal jusqu’au centre-ville, histoire de continuer la relaxance.
Sur le chemin, y’a des petites sources chaudes publiques qui permettent de se baigner les pieds, pépouze. Miracle de la vie, on peut même acheter des œufs durs directement cuits dans l’eau volcanique ! Ca s’appelle les Onsen Tamago (tu en déduis donc que tamago, ca veut dire « œuf », et que, du coup, ça vient de là les Tamagotchi !) (de rien).

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On passe la journée à voguer de bains en bains.
Ils ont tous des propriétés différentes mais c’est un peu comme les temples… une fois que t’en as fait trois, le quatrième a un peu moins de saveur. C’est mieux de les faire avec quelqu’un du même sexe que toi en fait : étant donné que les bains sont pas mixtes, tout seul au bout d’un moment c’est un peu chiant (ceci n’est que mon avis personnel hein… perso, j’avais atteint le climax de la relaxation au bout de deux heures, rien de plus ne s’est débloqué dans les deux heures qui ont suivi).

Le soir, on part de Kinosaki aussi coulants que des crèmes solaires restées trop longtemps au soleil.

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Okinawa

Comment expliquer Okinawa ? Okinawa, c’est un peu le Hawaii du Japon, tu vois. Y’a le climat tropical, les plages de sable blanc, les gens en shorts. Il y a environ une trentaine d’îles dans l’archipel (merci Wikipédia), et forcément, nous on a choisi la plus éloignée.

Pourtant le choix était pas facile : tu tapes Okinawa dans Google Images et t’as envie de te liquéfier sur place tellement ca a l’air beau.
Mais bon, on avait quand même une semaine de dispo et l’envie de faire se rencontrer nos fesses et le sable. Du coup on a choisi l’île d’Ishigaki, parce que son sable était plus beau, son eau plus bleue, et que son nom allait me permettre de dire « Ishigaki, l’île de tous les kikis » pendant tout le voyage. Certains choix ne se discutent pas.

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On a donc pris l’avion à Fukuoka (un jour je te raconterai aussi comment on a LOUPÉ un avion à Fukuoka, mais c’est encore un peu trop tôt, je suis pas prête à autant dévoiler mes faiblesses), pour deux heures de fun direction Naha. Attention hein , on ne parle pas de Nara-la-ville-des-biches mais bien de Naha-la-capitale-d’Okinawa. Arrivés à destination, on se rend tout de suite compte qu’il y a quelque chose de différent. C’est encore le Japon mais plus vraiment le Japon non plus. Un peu l’équivalent du Finistère en France, quoi.
Les gens sont plus relax, moins proprets, plus exubérants. Ca fait du bien aussi.

Naha n’a pas un grand intérêt selon moi, sauf peut-être à acheter des souvenirs sur la route du retour. Enfin bon, j’ai quand même vu après coup qu’il y avait un super aquarium à Naha, si ça t’intéresse. Y’a un bassin avec une énorme vitre, tellement grande qu’on se croirait à Dubaï, dis !
A part l’aquarium, y’a aussi une base militaire américaine, ce qui est une info totalement inutile pour le tourisme mais qui montre que je sais aussi des choses intéressantes. Et même que y’a plein de manifestations contre la base car y’a des militaires américains qui ont fait/continuent de faire des trucs pas très jojos aux japonais(es), du genre des viols et des meurtres.
Je ferme ici cette parenthèse, faudrait pas que ca commence à ressembler à un numéro du « Nouveau détective » ici quand même.

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A quelques heures de vol de Naha, on trouve donc Ishigaki. Même si THÉORIQUEMENT, Ishigaki fait partie de l’archipel des îles Yaeyama, on va dire ici que c’est encore Okinawa. Déjà parce que ça m’obligerait à changer le titre de l’article, et surtout parce qu’on est ici chez moi alors je fais bien ce que je veux.
L’aéroport d’Ishigaki est drôle. Le terminal est un hangar. Vide. Avec juste une file pour récupérer les valises. Soit.
Nous avons réservé cinq nuits dans une pension située vers Kabira Bay. C’est où Kabira Bay ? Bah, grosso modo l’aéroport se trouve au sud-est de l’île… et Kabira bay se trouve à l’opposé, au nord-ouest. Mais c’est pas trop un problème, car vu qu’il n’y a quasiment qu’une seule route, t’es sûr que le bus de l’île s’arrête pas loin.

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On arrive dans un petit hameau très calme aux rues désertes. On réussit quand même à s’orienter grâce à quelques vieux qui font leur potager et qui nous indiquent le bout de la rue, et on arrive enfin à Iriwa.

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C’est une pension tenue par Gon et Mayu et leurs deux enfants dont la mignonnitude dépasse tous les barêmes de mignonnitude passés et à venir. Gon est cool, il nous accueille en short. Il rentre de la pêche. Il nous montre notre chambre, petite cabane dans le jardin, avec hamac privatif et tout. Il y a une salle commune avec plein de canapés et des guitares. Un distributeur de bières fraiches dans le jardin. Un toit-terrasse où on peut amener les matelas pour regarder les étoiles la nuit (jamais-vu-autant-d’étoiles-de-toute-ma-vie-mon-dieu-que-nous-sommes-peu-de-choses). La vie est douce.

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On a passé une semaine de malade
à glander sur la plage, faire du snorkelling, explorer les rochers, voir des couchers de soleil à en faire pâlir Photoshop, marcher dans Kabira bay, boire des bières avec les autres pensionnaires. Mais on aurait aussi pu faire : de la plongée avec des raies mantas, partir à la pêche avec Gon, du scooter pour explorer l’île, ou une excursion à la journée à l’île voisine de Taketomi (gros regret).

En vrai, ca faisait du bien aussi de se poser un peu, après l’intense baroudage des jours d’avant.

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Je te ramène de ce voyage à Kabira Bay deux adresses en or platine :

– Un bar cool : Asianbar PULAU
Ce bar fait des cocktails de malade, de la bouffe de malade, et la tenancière a un petit chien qu’elle habille avec les tshirts de Sangoku de DragonBall Z. Voilà qui devrait achever de convaincre les plus sceptiques.

– Une boulangerie venue du ciel : Pinacolada
Le village doit avoir 100 habitants et pourtant il y a une boulangerie (si tu vois pas ce qu’il y a de fou, allô on se réveille on est au Japon y’a pas de pain normalement au Japon !), et cette boulangerie…. (pause dramatique)… est la meilleure boulangerie (seconde pause dramatique)… dans laquelle j’ai jamais pénétré. Voilà. J’ai mangé le meilleur pain de ma vie sur une île semi-déserte au Japon. La boulangerie s’appelle « Pinacolada » (oui, bon) et je te jure que tu t’en voudras à mort si tu vas pas chercher leurs petits pains au noix le matin.

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The big picture

Comme je te disais dans l’article précédent (hashtag référencement), j’avais déjà lu pas mal de choses sur le Japon avant de décider d’y partir. Généralement, quand tu dis un truc comme ça en soirée, y’a toujours un relou qui te dit ‘ah ouais, t’aimes bien le Japon ? T’es une fan de mangas du coup, nan?’.
36 15 RACCOURCIS Bonjour (Est-ce que les blagues sur le Minitel ont survécu au Minitel susnommé ? Sur ce blog, on dit que oui).

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S’il y a bien un truc contre lequel je me suis toujours battue c’est les cheveux cassants et les pointes sèches les clichés, alors je voulais vous aider à voir un autre Japon que celui avec lequel on nous bassine tout le temps.

C’est pas facile.
Déjà parce que les clichés ont la vie dure, et aussi parce que la culture japonaise est assez difficile d’accès pour le commun des mortels, surtout ceux qui comprennent rien à leurs petits idéogrammes pour écrire, là.
Moi perso je met environ 20 secondes pour réussir à différencier avec certitude un caractère d’un autre (un jour je te raconterai la grosse marrade de quand j’ai dû trouver le bon bus parmi des dizaines d’autres bus en marche qui défilaient devant moi), alors c’est pas avec moi que vous allez pouvoir plonger dans les arcanes du cool à la japonaise.

Heureusement, la grande famille d’internet est bien faite et grâce à de longs moments de procrastination sur Instagram, je me suis constitué un petit panel de comptes qui reflètent à mon sens assez bien le Japon du quotidien, tel que je l’ai plus tard expérimenté.

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Kitsune Kun

Kathryn est une expat américaine qui a suivi son mari au Japon et qui a un œil indéniable pour repérer tous les petits détails géniaux dont regorge ce pays. Ses photos sont colorées, calmes, discrètes, joyeuses, magnifiques !

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La japonaise stylée est très dure à trouver sur les réseaux sociaux. Je suis tombée sur le profil de Rinco par hasard et ses photos sont très cools. Bon, y’a beaucoup de photos d’elle MAIS ON S’EN FOUS ELLE EST STYLÉE !

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Voilà un instagram qui montre plusieurs aspects du Japon, un spectre un peu plus large et moins simpliste que les autres comptes que j’ai pu trouver, qui se contentent de mettre Mon Voisin Totoro toutes les deux photos. Ici on peut trouver des girls bands, des robots, des crêpes trop kawaii, des forêts et des temples rouges.

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Aron, originaire d’Hawaii, a déménagé au Japon à la fin de ses études et se consacre depuis à la photographie. Ses clichés sont lumineux et paisibles, ils personnifient bien le calme et l’harmonie qu’on peut ressentir au Japon, que ce soit en pleine nature ou au cœur de la ville, assis en terrasse avec un bon café.

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Ebony Byzis (Aka HelloSandwich, certains choix de pseudos resteront des mystères) est sans doute la plus connue de cette sélection car au-delà de son blog elle est aussi photographe et designeuse.
Elle est aussi à l’origine d’un city-guide sur Tokyo dont je vous parlerai dans un prochain article.

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Le son du Japon

« A quel moment commence réellement le voyage ? L’envie, le désir, certes, la lecture, bien sûr tout cela définit le projet, mais le voyage lui-même, quand donc peut-on le dire entamé ? Dès la décision de partir et d’aller dans un endroit plutôt qu’un autre ? Quand on ferme une valise, boucle un sac ? Non. Car il existe un moment singulier, repérable, une date de naissance évidente, un geste signataire du commencement : dès le mouvement de la clé dans la serrure de la porte de son domicile, quand on ferme et laisse derrière soi sa maison, son port d’attache. A cet instant précis débute le voyage proprement dit.»
Michel Onfray, in « La théorie du voyage – politique de la géographie »

Je me suis toujours dit que c’était classe de commencer un texte avec une citation. Ca fait fille qui a lu, et tout.
Là où cet article confine à la virtuosité (oui), c’est que cette citation de Michel Onfray est EN PLUS en lien avec ce dont je veux te parler maintenant. Je me fous pas de ta gueule, t’as vu !

Pour moi, il y a plusieurs étapes dans la préparation d’un voyage :
Il y a la phase « cheveux gras – culotte sur canapé » où, extatique, tu prends tes billets d’avion. Ou bien ce moment dans le rayon de la Fnac où choisir entre le Routard ou le Lonely Planet revêt plus d’importance que le choix du prénom de tes propres enfants.
Mais avant tout, pour moi préparer un voyage ça passe aussi par la création de la playlist idéale, celle qui me donnera l’impression d’être l’héroïne d’un film, très belle et très suave, quand je l’écouterai là-bas.

Non parce que bon, à quoi ça sert la musique sinon à romancer sa vie de temps en temps, je te le demande hein.

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Pour ce voyage au Japon, j’avais tellement regardé de films, lu de trucs, vu d’images, que j’avais déjà un bon terreau de départ.
Les gens s’imaginent souvent que le Japon c’est l’exubérance extrême, des gens complètement chelous la nuit et dociles le jour, des Gothic lolitas qui mangent des sushis.
C’est FAUX. D’ailleurs en deux voyages, j’en ai même jamais vu des Gothic Lolitas alors c’est pour te dire.

Non, pour moi le Japon, c’est un pays qui était super futuriste….mais dans les années 80.
Ce qui tombe vachement bien étant donné que le futur et les années 80 sont quand même mes deux grandes passions dans la vie (la troisième étant « manger des œufs », mais j’ai pas encore réussi à trouver un lien évident avec le Japon, tu m’excuseras).

Les villes ont une architecture assez brutale, technique et froide. Mais les japonais –ces petits mignons- ont pleins de petites attentions pour rendre la ville jolie. Il y a des petites plantes en pot au pied de tous les buildings, des bonhommes rigolos qui te disent de faire attention aux voitures… Il en résulte un ensemble un peu désuet, comme si une armée de vieilles grand-mères avait pris possession d’une ville industrielle et s’acharnait à la rendre charmante.

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Il fallait que ma playlist dise tout ça : la placidité froide des années 80, le clapotis des ruisseaux, la gentillesse des mamies imaginaires, l’exubérance des nuits tokyoïtes, la combativité mécanique des salarymen, la nature omniprésente, les néons la nuit.
Alors voilà.

« Goodbye Horses » – Venus Infers
« Instant Crush » – Daft Punk
« Carrying you (Castle in the sky) »
Kelly watch the stars” – Air
Just Like Honey” – The Jesus and Mary Chain
Girls” – Death in Vegas
More Than This” – Roxy Music
The Happiest Days Of Our Lives” – Pink Floyd
Sexy Boy” – Air (oui, encore)
« Ninja re bang bang » – Kyary Pamyu Pamyu
Enola Gay” – Orchestral Manoeuvres in The Dark
Straight Up” – Paula Abdul
Sukiyaki” – Kyu Sakamoto
Hariyoi Miyarabi” – Shinobu Matsuda
Echoplex” – Miami Horror
Diamonds” – Rihanna (parce que “pourquoi pas?”)
« Kaa-Khem » – Yat-Kha
« You Belong To The City » – Glenn Frey
My Name is Nobody” – Ennio Morricone
Sounds like a melody” – Alphaville
Sudden Ambitions” – Lust for Youth
Something” – Shirley Bassey
Big in Japan” – Ane Brun

Comme tu es mon lecteur préféré et que j’ai vraiment pas envie que tu te fatigues, je t’ai déjà tout compilé sur Spotify, t’as plus qu’à t’abonner !

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Petit polisson

 

Tout le monde aujourd’hui en France connaît Claude François. Il échappe presque à tout jugement de valeur tellement il est iconique. Une icône un peu désuète, un peu ringarde, mais une icône quand même. Et ceux qui prétendent ne jamais avoir aimé ses chansons sont des gros menteurs.

 

tumblr_mdtnb9v5wn1qgggdt« Woooh-oh. Ce serait le bonheeeuuuuuur… »

Ceci dit, on a un peu l’impression que tout a déjà été dit sur lui, à coups de rétrospectives larmoyantes sur TF1 et de biopics en cascades : Claude François chanteur, Claude François despote, Claude François businessman. A toutes ces casquettes, il faut maintenant rajouter celle de « Claude François photographe érotique ».

 

Keuwa ?! Et ben oui.

En 1974, Claude François est au top de sa carrière. Il vient de sortir « Le téléphone pleure », il est omniprésent à la télévision et ses claudettes apportent à ses prestations la dose de fesses nécessaire pour captiver tous les publics. Alors que le chanteur ne s’est jamais caché de son attrait pour les jolies filles, il rachète en mai de la même année un magazine de charme, qu’il rebaptise « Absolu ». Ne se contentant pas d’une simple fonction directoriale, il décide alors d’adopter le pseudonyme de « François Dumoulin » et de diriger lui même les séances photos qui trouveront leur place au sein du périodique.

 

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Grand fan des ambiances aériennes et éthérées à la David Hamilton, Claude François dirige ainsi plus d’une quarantaine de shootings, dont la plupart prendront place à la résidence du chanteur dans l’Essonne, le moulin de Dannemois. Claude François met en scène des ambiances particulières, dans sa chambre, au bord de la piscine et sur son lit. La plupart de ses mises en scène font très « vieille France », mais après tout c’est peut-être l’époque qui veut ça.

 

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Claude François prend son rôle très à cœur.  Les séances durent des après-midis entières. Souvent, plus de deux heures sont nécessaires pour caler la lumière au poil près (sans mauvais jeu de mot). Il s’adjoint les compétences du photographe Gilbert Moreau (photographe du magazine « Podium » que détenait aussi Cloclo) qui se charge pour sa part du cadre et de la lumière.

 

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Fabien Lecœuvre, qui gère la communication autour de Cloclo et possède les photos de l’artiste, témoigne : « Les reportages s’étalaient de 15 heures à 22 heures. Il ne couchait pas chaque fois avec les filles. Mais cela est arrivé. Certaines me l’ont confirmé. Mais c’était après le travail. Le shooting excitait les deux parties et ça se finissait au lit. »

 

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Enfin des mannequins qui mangent bien à la cantine !

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« Cette photo a été prise en mars 1974. Dans le miroir, on aperçoit une applique. C’est en changeant une de ses ampoules, en 1978, que Claude François s’est électrocuté et a trouvé la mort. Personne n’a jamais vu cette applique, c’est très émouvant. « 

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Très vite, le mystère entourant le pseudonyme de François Dumoulin est éventé et la polémique commence. Toutes ces expérimentations érotiques écorchent un peu l’image du chanteur à midinettes. Le gouvernement français oblige la direction d’absolu à publier le magazine sous blister, afin que les plus jeunes fans de Claude François ne puissent pas le feuilleter librement chez le marchand de journaux. L’impact de cette interdiction et de l’affaire en général rend ces shootings bien plus méchants qu’ils ne le sont en réalité. Il s’agit à vrai dire de photos assez innocentes.


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Claude François, sentant que cela pourrait cependant nuire à sa carrière prend la décision radicale de tout stopper, et revend le magazine dans sa globalité le 31 mars 1976, soit un peu moins de deux ans avant le début de l’aventure. La suite ? La carrière musicale de Claude François s’envole vers d’autres cieux, et les photos tombent peu à peu dans l’oubli.

 

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Près de 40 plus tard, cette facette méconnue du grand public va bientôt être exposée au Festival européen de la photo de nu qui se tiendra en mai à Arles (Bouches-du-Rhône). C’est la surprise que viennent d’annoncer les organisateurs qui ont prévu d’exposer une quarantaine de clichés du chanteur.

 

Vous savez ce qu’il vous reste à faire… En plus les bouches du Rhône on y mange bien.

 

 

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La vraie vie

 

A chaque fois que j’allume la télé je suis un peu comme tout le monde : sidérée par le nombre de pubs servies au milieu des programmes , et par leur apparente débilité. Mais ce qui est bien, c’est que les publicités sont ciblées pour toucher spécifiquement les gens qui regardent les programmes dans lesquels elles s’insèrent. Du coup c’est un bon indicateur pour savoir si on est bien en train de regarder ce qu’on attend de nous.

 

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Merde, j’ai récemment regardé  »Les reines du shopping’ et Les princes de l’amour’, ça dit quoi sur moi ?

Je suis tombée sur un Tumblr marrant qui explique avec humour aux marques ce qu’il faudrait VRAIMENT dire. HonestSlogans épingle les marques avec pas mal de justesse et dit tout fort ce que tout le monde pense tout bas : OUI, le seul intérêt véritable des Sims est de créer son avatar puis l’avatar du mec qu’on kiffe pour fantasmer sa vie. Ca va hein. Qu’on me jette la pierre.

Je vous laisse en compagnie de mes visuels préférés qui m’ont bien fait rigoler en cette morne matinée.

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